De l'enregistrement L'Amour au Conditionel

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Il y a eu un moment dans ma vie où je croyais que l’amour,
ça venait avec des conditions.
Que pour être aimé, je devais mériter.
Être bon. Être calme. Être fort.
Ne pas trop demander. Ne pas trop montrer. Ne pas trop déranger.

J’ai appris à marcher sur des œufs…
à lire entre les lignes, à dire oui quand je pensais non,
à m’adapter, à me plier, à disparaître à moitié…
tout ça au nom de l’amour.

Et puis un jour, j’ai regardé dans le miroir,
et je ne me reconnaissais plus.
Parce que j’avais donné…
mais pas donné à partir de moi.
J’avais donné pour retenir.
J’avais aimé avec la peur au ventre.
Avec le doute en bandoulière.
Avec la certitude qu’un jour ou l’autre, ça ne serait pas assez.

Mais l’amour, le vrai, ne demande pas la perfection.
Il ne dit pas : « Je t’aimerais… si. »
Il dit : « Je t’aime, même quand. »
Même quand tu trembles. Même quand tu doutes.
Même quand tu tombes.

Cette chanson, c’est le moment où j’ai compris que je valais mieux que des conditions.
Que l’amour, s’il te fait disparaître, n’en est pas un.

Alors ce soir, si vous avez déjà aimé en vous effaçant…
cette chanson est pour vous.
Voici L’amour au conditionnel.

Paroles

L’amour… on nous le vend comme un conte de fées. Une histoire éternelle, inébranlable, sans faille. Mais parfois, derrière les ‘je t’aime’, il y a des ‘si’. Si tu donnes, si tu réussis, si tu réponds aux attentes. Et quand le vent tourne, quand les tempêtes frappent, certains regards s’éloignent, certains cœurs s’effacent…

Ce soir, je veux parler de cet amour qui pèse, qui jauge, qui disparaît quand il n’a plus rien à prendre. Mais surtout, je veux parler d’un amour plus grand… Celui qu’on choisit pour soi-même, quand on refuse d’être une simple condition.

Voici… L’Amour au Conditionnel.

J’ai tenté de bâtir pour nous un château de rêves,
Chaque pierre posée au prix de mes rêves.
Des murs solides, un nid sans hiver,
Des promesses d’or dans un monde éphémère.

Je n’ai compté ni le temps, ni l’effort,
Ignorant les douleurs de mon vieux corps.
Les belles voitures, les lumières des villes,
Les repas offerts sous des cieux tranquilles.

Mais quand l’orage est venu frapper,
Quand le vent a soufflé, tout a changé.
Non pas moi, je tenais encore,
Mais ton regard… il était déjà dehors.

Était-ce moi que tu aimais,
Ou l’es choses que je t’apportais ?
Si l’amour fuit quand l’argent disparait,
Alors peut-être… il n’était jamais vrai.

Je t’aimais dans tes ombres, dans tes jours sans éclat,
Dans tes doutes murmurés, dans chacun de tes pas.
Je t’aimais sans mesure, sans condition, sans peur,
Tu était mon refuge, mon feu, ma douceur.

Mais voilà que tes mots portent un autre écho,
Une note plus froide, un silence plus haut.
Ton regard s’efface, tes bras sont absents,
Et ton cœur me parle d’un amour moins présent.

Je t’aimais dans tes failles, dans tes imperfections,
Mais je lis aujourd’hui dans tes hésitations
Que l’amour que tu portait n’est plus tout à fait mien,
Que ton cœur s’éloigne… doucement, sans rien.

Dois-je alors lutter contre un vent sans retour,
Ou simplement lâcher ce qui me fuit sans détour ?
Si l’amour se pèse, se jauge, se réduit,
Alors peut-être… il est déjà parti.

Un "je t’aime" murmuré entre deux silences,
Devrait-il peser le prix d’une dépense ?
Un baiser offert au goût du devoir,
Est-ce encore l’amour… ou juste un espoir ?

"Je t’aime… si tu fais la vaisselle,
Si tu portes le poids des mes jours trop cruels.
Je t’aime… si tu remplis les comptes,
Si tu construis, si tu me montres."

L’amour, le vrai, n’a pas de contrat,
Il ne se troque pas contre un beau repas.
Il vit dans les cendres, il danse sous la pluie,
Il brille même quand tout s’appauvrit.

Alors si un jour l’amour se monnaie,
S’il devient condition, dette ou délai,
Alors je choisis de m’aimer pour qui je suis,
Après toutes ces années, je me choisis en premier.

Le train va partir…

Oui… Je sais.

Tu viens..... ?

Je n’ai jamais vraiment eu de place dans ce voyage, n’est-ce pas... ?

Ce n’est pas si simple…tu sais.....!

Non...!, ça ne l’a jamais été...

Je suis désolée…

Moi aussi……!