De l'enregistrement Mon Ballet...

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Toute ma vie, j’ai cru qu’il fallait contrôler,
retenir, filtrer, cacher ce qui déborde.
J’ai appris à sourire, même quand ça criait en dedans.
À marcher droit, même quand mes émotions valsaient de travers.

Mais à force de vouloir être calme à l’extérieur,
j’ai fini par étouffer tout un orchestre à l’intérieur.
Un orchestre vivant, vibrant, désordonné parfois…
mais ô combien vrai.

Cette chanson, c’est le moment où j’ai cessé de me juger,
et où j’ai commencé à m’écouter.
À voir mes tempêtes comme des danses,
mes contradictions comme des harmonies secrètes.

Ce soir, je vous invite à faire ce pas avec moi,
à accueillir vos émotions comme des partenaires de scène,
et à entendre ce que ça donne quand on arrête de se cacher…
Voici Mon ballet.

Paroles

Dans mes pas, il y a des errances silencieuses,
Des dissonances qui cognent, des règles précieuses.
Mais dans l’orchestre de mon âme, entre aimer et haïr,
Il n’y a ni nuit sans étoiles, ni sentiment à bannir.

Forcer mes propres notes, ce serait me trahir,
Changer ma mélodie, me voir disparaître, périr.
Mes émotions, ces vagues, ne sont pas des erreurs,
Elles révèlent en moi des fragments, des couleurs.

Mais parfois, je les crains, ces tempêtes qui grondent,
Ces échos profonds qui secouent mon monde.
J’ai peur qu’elles m’entraînent, qu’elles me brisent, me noient,
Comme si leur liberté faisait trembler ma voie.

On m’a appris à les taire, à les enfouir,
À masquer mes éclats, à sourire pour ne pas fuir.
Mais sous ce masque fragile, le chaos respire,
Un souffle vibrant, une vérité à ne pas détruire.

Si seulement je pouvais les laisser s’élever,
Leur offrir ma scène, les voir enfin danser.
Chaque ombre, chaque lumière, chaque pulsation,
Ce serait un hymne vivant à ma condition.

Je rêve parfois que mes émotions soient des saisons,
Une pluie bienfaisante, un orage en chanson.
Elles ne sont ni ennemies, ni forces destructrices,
Elles sont mes battements, des murmures complices.

Entre la nuit et le jour, elles dessinent mes heures,
Entre calme et tempête, elles sculptent mes couleurs.
Je dois accepter leur ballet, c’est accepter ma vie,
Danser avec moi-même, sans craindre l’infini.

Là où je redoute des décombres, des ruines,
S’élèvent des cathédrales, des vérités divines.
Car la paix que je cherche n’est pas le silence,
C’est l’harmonie du chaos qui danse dans mes absences.

Mon cœur bat au rythme d’un orchestre en moi,
Et chaque note jouée éclaire ma voie.
Alors, je lâche prise, je laisse tout respirer,
Mon ballet intérieur me guide vers l’éternité.

Ce ballet, c’est le mien, il n’y a pas d’erreur,
Chaque pas maladroit a sa propre grandeur.
Et si je laisse mes émotions devenir lumière,
Alors peut-être, enfin, ma paix sera entière.