De l'enregistrement Les fils Invisibles

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Y’a des liens qu’on voit pas…
mais qu’on sent.
Comme un souffle chaud qui passe entre deux silences,
comme une larme qui coule dans les yeux de quelqu’un… et qu’on ressent dans notre propre gorge.
On croit souvent marcher seuls.
On pense que nos gestes s’effacent,
que nos mots s’éteignent dans le vide.
Mais rien ne se perd vraiment.
Chaque regard qu’on a posé, chaque main qu’on a tendue,
chaque colère, chaque pardon, chaque absence aussi…
continue de vibrer,
dans quelqu’un d’autre, quelque part.
Cette chanson-là, je l’ai écrite comme une tapisserie.
Une tresse de mémoire, d’émotions, de générations.
Parce que même si on n’en parle pas…
on est tous liés.
Par des fils invisibles… mais indestructibles.
Écoutez bien… car voici : Les fils invisibles.

Paroles

T’es pas un étranger ici, non.
T’es pas juste de passage, une ombre dans le vent.
T’es une vague, une goutte d’océan,
Un fragment du tout, porté par le courant.

Ton aube a vu le jour sur cette terre,
T’as grandi dans ses bras, dans sa lumière.
Chaque épreuve, chaque sourire, chaque échange,
T’a sculpté, t’a marqué, t’a rendu étrange… et unique.

De la naissance à la tombe, un fil nous lie,
Invisible, mais présent, tissé dans l’infini.
Toi, moi, eux, celles et ceux d’avant,
On marche tous ensemble, portés par le même vent.

Les générations se croisent, se répondent,
Les gestes voyagent, résonnent, et abondent.
Un mot, une action, c’est une onde qui s’étend,
Dans l’eau calme ou la tempête, marquant le temps.

On est tous liés, tissés dans l’étoffe du monde,
Des fil invisibles qui nous rassemblent et répondent.
Bienveillance ou cruauté, on laisse des empreintes,
Un écho dans l’éternité, un lien qu’on ne dépeint pas.

Les fil du destin, t’en vois jamais la trame,
Mais chaque choix que tu fais devient une flamme.
Un feu qui éclaire ou qui consume,
Un héritage laissé dans la brume.

On danse, on se heurte, on apprend,
On tisse des liens, parfois en rompant.
Mais même les nœuds brisés restent gravés,
Un rappel silencieux qu’on est connectés.

Et toi, t’y as pensé ?
À ce que tu laisses derrière, à ce que tu donnes ?
Aux vies que tu touches, aux cœurs que tu façonnes ?
Chaque regard, chaque main tendue,
C’est un fil qui continue, qui nous tient suspendus.

Alors, avance.
Porte ton fil avec soin, fais-en une œuvre, une danse.
Car dans cette toile immense, où tout est lié,
Chaque fil compte, chaque nœud fait vibrer.

Nous sommes des vagues, des échos,
Des morceaux d’un tout qui façonne le tableau.
Et si tu tends l’oreille, dans le silence fragile,
Tu entendras la musique… des fil invisibles.