De l'enregistrement Inébranlable
Dans chaque vie, viens un moment,
où l’on se retrouve face à soi-même.
Nu. Frontal.
Une page blanche devant les yeux,
et plus rien derrière pour se cacher.
Ce moment-là…
je l’ai connu.
Quand tout s’écroulait autour de moi,
quand il ne restait que le silence,
j’ai compris que ce vide n’était pas une fin…
mais un commencement.
On croit souvent que la force, c’est de ne jamais tomber.
Mais la vraie force, c’est de se relever.
Encore. Et encore.
Plus vrai. Plus simple. Plus entier.
Cette chanson, c’est mon cri de renaissance.
Mon offrande. Ma paix retrouvée.
C’est quand j’ai tout perdu…
que j’ai trouvé ce que rien ne pourra plus jamais m’enlever.
Alors pour clore ce voyage,
je vous offre cette dernière vérité,
cette lumière née du fond du gouffre…
Voici Inébranlable.
Paroles
Je me tiens devant cette page blanche,... prête à être remplie,
De prose en quatrains, de mots en pauses infinies.
De l’infini du blanc, toutes les possibilités s’offrent à moi, il suffit d’oser,
Pour transformer le néant en grandeur insoupçonnée.
Je ressens mon pouls, et commence à entrevoir,
Entre ces lignes, mes pensées qui se dessinent, prêtes à jaillir,
Coucher sur ce papier ce qui m'étreint, ce qui me tient à cœur,
Comme lorsqu'on n'a plus rien à perdre, seulement l'essentiel à offrir.
Quand je me jette dans ce flot de verbes,
Dans cet espace vierge, ce sanctuaire blanc,
Que j’évitais autrefois, effrayé par sa puissance,
Je me transforme, je m'élève, car il n'existe que ça.
Quand tout semble perdu, mon cœur se délivre,
Des chaînes invisibles qui entravent mes pensées, mes rêves,
Mon esprit s'ouvre alors, et je découvre un univers,
Où mon espoir renaît, où ma volonté se dresse,
Inébranlable -
Ainsi, l'homme ne se révèle que dans l'urgence,
Quand il n'a plus rien à perdre, il retrouve sa puissance,
C'est dans la perte que la renaissance éclot,
Quand tout est donné, c’est là qu’il commence à changer.
Car en frôlant le néant, il devient créateur,
Forgeant de nouveaux rêves, bâtisseur et inventeur
Quand tout s'écroule, il reste encore sa ferveur,
Et au bord du gouffre, c’est là qu’il découvre l’amour.
L'amour de ce qui est simple, de ce qui est pur,
L'amour de soi, de l’autre, de l’instant qui dure,
Car quand on n’a plus rien à perdre,
Et tout à gagner, enfin, la paix revient.
Cette paix longtemps, enfouie sous mes peurs et regrets,
Surgis dans l'abandon, dans ma liberté retrouvée,
Car au bout du chemin, quand tout est dénudé,
Je me relève, plus fort, prêt à tout recréer,
C’est ça l'amour
Quand tout semble perdu, mon cœur se délivre,
De ses chaînes invisibles
Le sanctuaire blanc, que j’évitais autrefois,
me lègue sa puissance,
Il me transforme, et m'élève,
car il n'existe que ça.
Quand tout semble perdu,
il ne reste que l’amour