De l'enregistrement Ralentis !

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Ce texte-là…
Je l’ai pas écrit pour juger.
Je l’ai pas écrit pour pointer, ni pour guérir quelqu’un à ma place.
Je l’ai écrit parce que parfois…
on se perd dans le trop, dans le vite, dans le faire.
Parce qu’on donne tout, sauf à soi.
Parce qu’on veut tellement être aimé…
qu’on oublie de s’aimer au passage.

Ce texte-là, c’est pour toutes celles — et tous ceux —
qui avancent le cœur plein,
mais les poches percées.
Pour celles qui brillent fort en dehors,
mais qui, le soir, s’éteignent doucement à l’intérieur.

C’est pas une leçon.
C’est un miroir.
Une façon douce de dire :
Tu mérites d’arrêter.
Tu mérites d’être choisie.
Par toi, d’abord.

Alors si t’es prête à te déposer un peu,
Je t’invite à écouter…
Pas juste avec les oreilles —
Mais avec ce qu’il reste de fragile en toi.

Paroles

Tu passes… sans jamais t’essouffler, d’un lien à l’autre,
De bras en bras, comme on cherche un abri sous l’orage.
Tu maîtrises l’art subtil de plaire, de toucher l’autre,
Toujours sans malice, toujours sans camouflage.

Tu cherches l’amour, le vrai, l’inconditionnel,
Mais tu y poses, sans le vouloir, tes conditions.
Ton cœur veut l’infini, mais ton âme chancelle,
Tiraillée entre passion, peur et contradictions.

Tu es une battante, une hyperactive en cavale,
Ton quotidien, une course contre l’intime.
Fuir surtout, éviter ce regard frontal
Vers ce dedans qui tremble, qui se déchire en rimes.

Heureusement, ton cœur déborde et inonde,
Généreuse de gestes, de temps, d’argent,
Tu donnes sans compter, tu offres au monde
Ton amour aux amis, ta famille, tes enfants.

Tous ces festins que tu organises en cadence,
Tous ces mantras que tu cueilles en silence,
Cette beauté dont tu tapisses ton décor,
Comme si l’éclat pouvait combler le corps…

Mais un jour, il faudra bien t’arrêter,
Laisser tomber les armes, cesser de bouger.
Pour qu’enfin, quelqu’un puisse te rencontrer,
T’enlacer… et t’aimer comme tu l’as toujours mérité.

Mais avant, il faudra ralentir,
Cesser de te mentir, de t’étourdir.
Te tenir debout devant le miroir,
Et déposer tes peurs dans leurs tiroirs.

Ces phrases que tu collectionnes comme des prières,
Choisis-en une… une vraie, une claire.
Assieds-toi. Dis-toi que tu te pardonnes,
Et laisse le silence te dire ce qu’il te donne.

Fais un peu d’espace dans ton calendrier,
Laisse la vie venir, sans trop calculer.
Crée une ouverture dans ton quotidien…
Et soudain, tu verras : l’amour s’y glissera bien.

Ralentis…
Tu n’as plus besoin de courir pour exister,
Ni de tout donner pour être aimée.
Laisse tomber l’urgence, les faux refuges, les illusions,
Dépose les armes, même celles en toi qu’on ne voit pas.

Choisis-toi…
Pas demain, pas dans un autre chapitre,
Mais maintenant, dans ce souffle, dans ce battement.
Fais silence… écoute ce qui tremble,
Ce qui demande juste d’être entendu tendrement.

Ouvre les bras…
Pas pour porter, pas pour consoler,
Mais pour accueillir, pour t’accueillir.
Laisse-toi tomber dans le creux de ta vérité,
Même si ça fait peur, même si ça fait mal.

Et regarde…
Regarde comme la vie sait attendre.
Comme l’amour vrai ne frappe pas à la porte fermée,
Mais reste là, tout près, patient, discret,
En attendant que tu t’ouvres…

enfin...