De l'enregistrement Jamais Trop Vivant !
Cette prochaine pièce, elle part d’une phrase… une phrase qui résonne comme un battement de cœur. “Être sensible, c’est être vivant. Et on ne peut jamais être trop vivant.”
Ces mots-là, ils m’ont traversé.
Parce qu’on vit souvent dans un monde qui voudrait qu’on cache nos émotions,
qu’on rabaisse notre intensité, qu’on plie nos élans.
Mais au fond… si la sensibilité, c’est la vie,
alors chaque larme, chaque frisson, chaque sourire qui tremble…
c’est la preuve qu’on existe pour vrai.
Alors ce texte, c’est pour tous les sensibles.
Ceux qui se sentent “trop”,
alors qu’ils sont juste…
pleinement vivants.
Paroles
Être sensible…
C’est pas un défaut.
C’est pas une faiblesse.
C’est pas un fardeau
Qu’on traîne dans l’ombre, collé dans nos os.
Être sensible…
C’est sentir la pluie avant qu’elle tombe,
C’est voir les failles dans un sourire qui plombe,
C’est deviner le poids caché sous les yeux,
C’est toucher la douleur… et la transformer en feu.
Il y a des artistes,
Des rêveurs, des allumés,
Qui vivent à fleur de peau,
Et qu’on traite de fêlés.
Mais eux…
Ils tiennent le monde ensemble,
Avec des fil invisibles,
Faits de mots,
Faits de notes,
Faits de couleurs qui tremblent.
Ils pleurent en silence pour qu’on puisse aimer,
Ils saignent en dedans pour qu’on puisse chanter,
Ils se brisent un peu plus chaque fois qu’ils créent,
Mais à travers leurs failles… on voit la clarté.
Eux… ils savent !
Ils savent que chaque larme,
Chaque souffle, chaque drame,
C’est pas une honte… c’est une flamme.
Et je vous le dis,
Les yeux brillants, la voix vibrante :
Être sensible, c’est être vivant,
Et on n’est jamais trop vivants !
Jamais trop vivants.
Jamais trop vivants.
Alors qu’on arrête de se cacher.
Qu’on arrête de dire qu’on est trop fragiles,
Pas assez solides,
Qu’on déborde trop fort pour rentrer dans leurs files.
Parce que le monde a besoin de ça :
Nos excès d’âme,
Nos tempêtes intérieures changées en flammes,
Nos cicatrices devenues promesses,
Et nos blessures tatouées en tendresse.
À tous les artistes…
Aux musiciens qui tiennent leur guitare comme un radeau,
Aux poètes qui crachent leurs tripes sur des cahiers trop pleins,
Aux peintres qui noient leur peine dans des océans de couleurs,
Aux danseurs qui hurlent en silence avec leurs corps…
À ceux qui écrivent dans le noir,
À ceux qui crient dans le vide,
À ceux qui se tiennent debout juste grâce à leur art…
Merci. !
Grâce à vous,
On apprend que sentir…
C’est pas une punition.
Que pleurer… c’est pas une malédiction.
Que trembler… c’est pas une faiblesse.
C’est vivre.
Et vivre…
C’est jamais trop...
Jamais trop vivants.
Jamais trop vivants.
Jamais…
Trop…
Vivant.