De l'enregistrement Des Murs et des Promesses

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J’ai souvent marché près d’églises fermées.
De ces grandes bâtisses qui s’élèvent vers le ciel,
mais dont les portes restent closes à ceux qui dorment par terre.

Et chaque fois, je me suis demandé…
à qui elles appartiennent, vraiment ?
À Dieu ? Aux dogmes ?
Ou à ces mains calleuses qui ont levé chaque pierre,
à ces cœurs brûlants de foi et d’amour,
qui n’avaient rien… mais qui ont tout donné ?

Et si…
au lieu de rester vides, froides et solennelles,
ces églises devenaient vivantes ?
Des refuges pour ceux qu’on oublie,
des bras ouverts au lieu de murs froids,
des lieux de chaleur humaine…
plutôt que de froide vénération.

Cette chanson, c’est une prière sans religion,
une promesse qu’on pourrait enfin tenir.
Un appel à redonner aux bâtisseurs ce qu’ils ont offert,
à transformer la pierre… en espoir.

Voici Des murs et des promesses.

Paroles

Dans les ombres des églises, d’un autre temps oublié,
Les murs résonnent encore de labeur et de fierté,
Ces bâtiments immenses, témoins de nos erreurs,
Ils rendent leur silence aux pauvres, à leur malheur.

Sur cette terre sacrée, des mains ont œuvré,
Édifiant des temples avec foi et dévotion,
Ces bâtisses par les fidèles façonnées,
Leur appartiennent à eux et à leur progéniture en don.

Des pierres et des rêves, ensemble assemblés,
Pour les générations futures, un héritage laissé,
Ces édifices, fruits de ferveur et de compassion,
Resteront à jamais sous la garde de leurs descendants.

Ces édifices haut perchés, qui s’élèvent vers le ciel,
Ne cachent plus les âmes errantes, les cœurs infidèles,
Des milliers de pierres taillées, vestiges d’un glorieux passé,
Pourraient offrir refuge, aujourd’hui, à ceux qu’on a ignorés.

Les discours grandioses prononcés dans celles-ci se sont-ils perdus dans le vent,
Étaient-ils des promesses creuses, des actions défaillantes ?

Est-il possible d'en réparer, ne serait-ce qu'un fragment,
Toutes ces blessures du temps, ces oublis des vivants ?

Ces croyances ancrées et leurs dogmes oppressants,
Ont dressé des barrières, séparé les vivants,
Enfermant les esprits dans des chaines invisibles,
Négligeant l'humanité, oubliant l'amour véritable.

Chaque pierre qui s’élève, chaque église construite,
Pourrait devenir un abri, une main secourable,
Un lieu où l’espoir, en fuite, se retrouverait,
Face à l’injustice d’un monde en cavale.

Le vent emporte les mots et les promesses vaines,
Dans le silence des bâtisses et des peines,
Si les actions étaient telles que les paroles disent,
L’humanité aurait vu des jours moins durs et indécis.

Redonner aux bâtisseurs l'usage des églises anciennes,
Pour aider ceux dans le besoin, comme une lueur sereine,
Serait une amende honorable, une rédemption sincère,
Pour tous les crimes commis, pour l'humanité entière.

Ainsi, de nos fautes passées, de ces vestiges abandonnés,
Pourraient naitre des gestes, des vies transformées,
Et les paroles en l’air, dans le vent dissipées,
Rendront la justice, en actes et en vérité.

Regardons ces murailles, leurs ombres et leur poids,
Laissons-les devenir des refuges sous nos doigts,
Transformons les erreurs en gestes d’espérance,
Pour faire amende honorable et rétablir la confiance.

Ces sanctuaires sacrés, devenus refuges d'espoir,
Pourraient aider à guérir les blessures laissées par l'histoire,
En ouvrant leurs portes aux âmes en quête de lumière,
Ils offriraient pardon, compassion, et un avenir prospère.