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  1. Le Don...

De l'enregistrement Le Don...

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À vous, jeunes femmes en devenir,
celles qui avancent le cœur grand ouvert
dans un monde qui confond trop souvent désir et valeur.

Si un jour vous doutez de ce que vous avez donné,
rappelez-vous ceci : rien de vous n’a été perdu.
Votre douceur n’est pas une dette,
votre corps n’est pas une preuve,
et votre amour n’est jamais une obligation.

Cette chanson vous est offerte
comme la parole d’un poète intimiste,
d’un père, lui aussi,
qui veille sans juger.

Elle n’est pas chantée pour expliquer,
mais pour protéger, encourager,
pour murmurer ce que nous n’avons pas toujours su dire
à temps,
en tant que parents.

Vous n’avez rien à gagner en vous effaçant,
rien à prouver en cédant.
Vous avez le droit d’attendre.
Le droit de dire non.
Le droit de vous choisir, sans vous excuser.

Prenez le temps de vous aimer pleinement.
Votre valeur vous précède.
Et l’amour qui comptera vraiment
ne vous demandera jamais
de vous perdre.

Paroles

J’essaie encore…
de faire du sens.

De ce geste posé
comme on dépose une offrande
les mains tremblantes,
sans savoir
à quel autel je priais.

Je t’ai donné mon innocence
comme on tend une fleur
cueillie trop tôt.

Sur le moment,
c’était chaud,
c’était beau,
c’était presque vrai.

Mais aujourd’hui,
avec le recul…
ça ressemble à un manque.

Peut-être moi.
Peut-être personne
ne le verra jamais.

Pourquoi ce don ?
À qui ?
Pour quoi ?
Contre quoi ?

Était-ce un besoin d’être vue ?
Entendue ?
Touchée…
mais pas comme ça.

D’où venait cette pression,
cette voix sourde
dans ma tête
qui répétait :
« Faut plaire, faut céder…
sinon
tu vaux rien. »

Pourtant,
c’était pas toi le problème.

C’était ce monde trop lourd
qui nous apprend
à nous offrir
avant même
d’apprendre à nous aimer.

Un vide, oui.
Mais discret.
Insidieux.

Une voix qui chuchote :
« T’es pas assez.
Pas comme il faut.
Pas vraiment toi. »

Une guerre muette
entre ce que je suis
et ce que je deviens
pour qu’on m’aime un peu.

Je me cherchais
dans le regard des autres,
sans jamais oser
me regarder moi.

Personne ne m’a appris
qu’on peut dire non
sans perdre sa valeur.

Alors j’ai cherché
l’approbation,
la validation,
dans un monde
qui mesure ton prix
au nombre de regards
qui s’accrochent à toi.

C’était pas de l’amour.

C’était un miroir brisé
où j’espérais
me voir entière.

J’ai eu peur.
Peur d’être seule.
Peur de ne pas être aimée.
Peur d’être jugée.

Alors j’ai dit oui.
À moitié.
À contre-cœur.
À contre-moi.

Mais un jour…
la magie reviendra.

Pas celle qu’on impose.
Pas celle qu’on arrache.

Celle que je choisis.

Avec des yeux clairs.
Un corps respecté.
Un cœur qui se sait digne.

Ce jour-là,
je m’aimerai assez
pour accueillir sans peur,
pour explorer sans me perdre,
pour offrir
sans me trahir.

Je me le promets.

Un jour,
ce sera moi.
Entière.
Libre.
Aimée.

D’abord par moi.