De l'enregistrement Réveille Toé !
L'amour, ça meurt pas toujours dans un grand fracas.
Souvent, ça s'éteint doucement... sans bruit.
Pis trop souvent, on s’en rend compte juste quand c’est déjà fini.
J'ai écrit cette chanson après avoir vu quelqu'un, pas loin de moi, pogner dans sa tempête intérieure... sans voir que l’autre en face de lui était déjà en train de partir en silence.
Ça m’a frappé : des fois, ce qui crie le plus fort dans une pièce, c’est le silence entre deux cœurs.
Cette chanson-là, c'est un coup d’semence.
Un rappel que l’amour, ça s'entretient — pas juste en étant là physiquement, mais en étant vraiment là. Avec ses yeux, ses oreilles, son cœur.
C'est pour ceux qui veulent pas se réveiller trop tard... quand y’a pu rien à sauver.
Paroles
Chu assis 2 sièges plus loin, pis j'entends toute,
Et j'prie déjà pour qu’il trouve mieux,
Parce que rester là, sans rien d'mieux,
C’triste, c’est vide, c’est ben l'boute.
J'te vois assise à la table,
Tic-toc, les secondes s’échappent,
Tu gaspilles ce temps si rare,
Avec lui, mais sans l'voir.
C’est pas rien que toi...., tu sais,
Lui aussi ya des besoins, des regrets,
J’lis le vide dans ses yeux,
Pendant qu’toi tu parles, tu chiale de ton mieux.
Qui t’a virée à l’envers, qui t’a fait chier,
Un torrent de chialage, une tempête d’orgueil.
C'Toujours les autres, tous des idiots,
Leurs gestes, leurs mots,
Mais toi, t'as-tu pris l'temps,
De t’demander, juste un instant,
Pourquoi Y'agissent ainsi ?
Pourquoi ça t'suit, Pourquoi ça t'nuit ?
Pis si, pour une fois, tu lui disais :
"Comment tu vas, mon chum ?"
"À quoi tu penses Quossé tu fais ?"
"C’est quoi qui t’fait du bien, mon homme ?"
Peut-être qu’dans son silence,
Tu pognerais l’essence d’son absence.
Ouvre tes yeux, pis change té lunette,
C’est pas l’monde qui part, Cé toé qui restes dans ta tempête.
Cé toé qui tournes en rond,
Poignée dans ta cassette de marde pis de vieilles frustrations.
Arrête-toé. Avant que ça pète,
Avant qu’y se tanne, pis qu’y disparaisse en cachette.
Aime-le pendant qu’y est encore là,
Avant qu’y dise : "C’est ben beau, j’m’en vas."
Regarde-le, y’est là, pis y bouge pas,
Mais pour combien d’temps, sti… tu l’sais-tu, toi ?
Les cœurs maganés s’en vont tout doucement,
Pas dans l’fracas, pas dans l’grondement.
Juste en silence, sans faire d’scène,
Comme une p’tite flamme qui s’éteint sans peine.
Ouvre toé les yeux,
pis change,
Avant que ce soit,
trop tard…....